Accueil Économie Automobile : Comment le « jeu » du bonus-malus s'applique-t-il ?

Automobile : Comment le « jeu » du bonus-malus s’applique-t-il ?

Hantise des automobilistes abonnés aux accrochages, le système du bonus-malus peut sérieusement alourdir la facture de vos primes d’assurance ! Mais savez-vous comment il fonctionne exactement ? Petit récapitulatif.

Ce dispositif consiste à moduler le montant de vos cotisations en fonction de votre comportement sur la route et plus précisément des accidents dans lesquels votre responsabilité, même partielle, a été reconnue, en entraînant au passage une indemnisation de l’assureur. C’est autrement dit un système de bons et de mauvais points attribués aux meilleurs et surtout aux plus mauvais conducteurs qui coûtent cher à leur compagnie d’assurances !

Chaque année sans sinistre responsable entraîne une diminution de 5 %
Chaque année sans sinistre responsable entraîne une diminution de 5 % – IStock / City Presse

Côté calcul, tout part de la première prime, appelée prime de référence dans votre contrat. Celle-ci est associée à un coefficient 1. Chaque année sans sinistre responsable entraîne une diminution de 5 %. Ainsi, au terme de la deuxième année la prime aura un coefficient de 0,90 (1-10 % = 0,90). Le montant payé est donc obtenu en multipliant la prime de référence par le coefficient en cours. Par exemple, si celle-ci est de 50 € par mois, au bout de 4 ans, elle passera à 40 € (50 x 0,80). Le coefficient baisse donc d’année en année jusqu’à atteindre la réduction maximale de 50 % (hors promotions commerciales réalisées par certaines compagnies) au bout de 13 ans.

Une augmentation limitée

À l’inverse, chaque accident majore la prime de 25 %. Ainsi, si le premier sinistre intervient au cours de la première année, le coefficient passera à 1,25 et il faudra attendre une année sans accident pour revenir au niveau initial, tandis que tout nouvel incident responsable entraînera une autre augmentation.

Chaque accident majore la prime de 25 %
Chaque accident majore la prime de 25 % – IStock / City Presse

Le malus maximal ne peut toutefois pas dépasser 350 % de la prime (coefficient de 3,5). Ce qui, pour notre prime à 50 €, correspond tout de même à un montant de 175 €. Seul réconfort, si votre responsabilité n’est que partielle, la majoration de votre malus se limitera à 12,5 % et votre coefficient reviendra à 1 sans autre accident responsable pendant deux ans.

Mais attention, des majorations supplémentaires peuvent encore alourdir votre malus en cas de circonstances aggravantes. Un sinistre subi sous l’emprise d’alcool peut ainsi justifier une majoration de 150 % de la prime, contre une hausse de 50 % si votre permis de conduire a été suspendu pendant 2 à 6 mois et de +100 % au-delà. En cas de suspensions multiples en moins de 3 ans, votre assureur peut même vous infliger une majoration de 200 %. Pour annuler ces différentes surprimes, il faut alors laisser s’écouler deux années consécutives sans accident.

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