Accueil Économie Toulouse : Un chantier d’entrepôts géants stoppé par le tribunal administratif

Toulouse : Un chantier d’entrepôts géants stoppé par le tribunal administratif

  • Le tribunal administratif de Toulouse a suspendu le chantier d’entrepôts géants à Saint-Sulpice, dans le Tarn, à une trentaine de kilomètres de la Ville rose.
  • Plusieurs associations écologistes avaient déposé un recours en pointant le risque de destruction d’espèces protégées et craignant l’installation d’un géant de l’e-commerce.
  • La société en charge de l’aménagement des « Portes du Tarn » va faire appel.

Les militants écologistes ont finalement obtenu gain de cause. Le tribunal administratif de Toulouse a suspendu jeudi 17 février l’arrêté préfectoral qui autorisait le chantier des entrepôts géants Terra 2 à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), le long de l’autoroute A68, à une trentaine de kilomètres de la Ville rose. Le recours avait été déposé par les associations France Nature Environnement Midi-Pyrénées et Saint-Sulpice Active et Citoyenne.

Sur Twitter, le collectif Stop Terra 2 s’est réjoui d’une victoire « pour toutes celles et ceux qui luttent depuis des années contre ce symbole écocide et climaticide ». Les militants, qui avaient brièvement bloqué le chantier de sept hectares et participé à plusieurs manifestations, affirment notamment craindre pour les espèces protégées qui se trouvaient sur le site et que les entrepôts en construction ne soient loués à un géant de l’e-commerce comme Amazon.

La promesse de « 2.200 emplois »

Selon les juges, la destruction d’une dizaine d’espèces protégées n’est pas suffisamment justifiée pour que le projet bénéficie d’une dérogation. Dans un communiqué, la Société publique locale d’aménagement (SPLA), chargée des travaux sur le parc d’activités des Portes du Tarn, a annoncé qu’elle allait se pourvoir devant la cour administrative d’appel. La société, soutenue par les élus locaux, assure que « les ambitions environnementales et économiques des Portes du Tarn en font une opération exemplaire », avec « l’opportunité de créer 2.200 emplois de proximité ». Elle dément par ailleurs formellement l’arrivée d’Amazon.

De leur côté, les collectifs citoyens « demandent désormais aux élus de faire face à leurs responsabilités » et « à la préfecture de faire appliquer la loi en fermant immédiatement le chantier. »

La suspension est valable jusqu’au jugement du dossier sur le fond.

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